Le groupe Hervé

logo_groupe_herveLe groupe Hervé est, à notre connaissance, la plus grande entreprise francophone ayant démocratisé son management.

Transparence

Chez Hervé, la démocratie d’entreprise repose sur une intense communication interne qui fonctionne de manière horizontale plutôt que verticale. Comme Michel Hervé le relève lui-même, « l’activité de l’entreprise est totalement transparente », non en vertu de quelque dispositif panoptique mais parce que chacun se charge de se rendre transparent. Les équipes s’assurent notamment que leurs propres décisions soient prises en concertation avec les autres équipes autonomes de l’entreprise.
 
Selon ce modèle, aucun objectif n’est fixé par la hiérarchie. La pression vient des subordonnés, des pairs et de l’environnement social. Il faut, résume Michel Hervé, « substituer l’autorité de l’argument à l’argument de l’autorité » en dé-hiérarchisant et en libérant la parole tout en « multipliant les micro-conflits pour éviter les macro-conflits ». Le bâton et les sanctions doivent s’effacer au bénéfice de la transparence et de l’autorégulation. Plutôt que d’instaurer des contre-pouvoirs, il faut disséminer le pouvoir. Depuis 40 ans, le groupe Hervé repose ainsi sur l’intra-entreprenariat, qui consiste à inculquer aux salariés une mentalité de chef d’entreprise plutôt que d’exécutant. Ce sont en ce sens les salariés qui fixent les objectifs stratégiques de l’entreprise.

Une entreprise-projets

L’entreprise est construite sur des projets, pas sur une structure. La répartition des tâches n’obéit pas à des organigrammes figés, mais à des processus changeants au gré des projets.
 
La motivation est le fruit de l’engagement personnel de chacun dans un travail qui a un sens, et non le résultat de simples motivations financières. D’ailleurs, il n’existe pas chez Hervé de primes individuelles, de manière à éviter de mettre les individus en concurrence entre eux.
 

« il faut substituer à la pression hiérarchique une pression environnementale : les gens ne doivent pas agir parce qu’on le leur ordonne, mais parce qu’ils sont confrontés à des attentes et à des contraintes émanant de leur environnement, qu’il s’agisse de leurs clients, de leurs collègues, de leurs fournisseurs, de la législation, etc. » Michel Hervé, De la pyramide aux réseaux

Des difficultés à surmonter

Le fonctionnement d’une telle entreprise ne va évidemment pas sans difficulté. Parce que ce modèle suppose pour fonctionner qu’on l’ait bien intégré, il rend délicats les recrutements. Sans surprise, de nombreux membres de l’encadrement sont issus de la base.
 
Il est également difficile de demander à des gens d’être des micro-entrepreneurs et en même temps de ne pas être individualistes.
Michel Hervé a également avoué que, lors de la transition d’un système autoritaire vers un système participatif, les inconvénients des deux systèmes peuvent se cumuler. Mais, a-t-il immédiatement ajouté, ces difficultés ne sont pas insurmontables, et que le jeu en vaut la chandelle.

Lire

HERVÉ Michel, D’IRIBARNE Alain et BOURGUINAT Elisabeth, De la pyramide aux réseaux : récits d’une expérience de démocratie participative, préface de Ségolène Royal, Paris : Éd. Autrement, 2007
 
HERVÉ Michel et BRIÈRE Thibaud, Le Pouvoir au-delà du pouvoir : L’exigence de démocratie dans toute organisation, Paris : Bourin Editeur, 2012

Publié dans Inspiration

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